Illustration en deux volets : à gauche un soleil ardent sur un paysage grillé à 43 °C, à droite le même chemin sous un ciel bleu et une nature verte à 21 °C

Ce que coûte de courir par temps très chaud

Deux footings identiques : même boucle de 7 km, même dénivelé, mêmes chaussures. Le premier au frais un matin de juin, le second par 34 à 43 °C au capteur. Une quasi-expérience contrôlée où seul le thermomètre a bougé — et la facture est chiffrable ligne par ligne : +31 s/km, +17 bpm, un coût cardiaque en hausse de 20 % et 100 calories fantômes.

6 juillet 2026
Graphique en deux panneaux : FC qui monte régulièrement de Z1 à Z4 avec la température POD culminant à 43 °C, et allure qui recule de 5'50 vers 7'30-8'00/km

L'expérience miroir : cap cardiaque par 43 °C, et c'est l'allure qui a plié

Hier, sortie longue pilotée à l’allure : 16 splits identiques, et un cœur qui traverse trois zones. Ce soir, footing piloté au cap cardiaque par 34 à 43 °C au capteur : l’expérience miroir. Résultat : des kilomètres qui s’égrènent de 5'52 à 8'06, une dérive de +19,5 % — et la preuve chiffrée qu’à allure strictement égale, la chaleur seule m’a coûté 16 battements par minute.

5 juillet 2026
Lever de soleil sur les vignes du Gard, herbes dorées au premier plan

Métronome contre thermomètre : 16 splits identiques, trois zones cardiaques

Sortie longue de 15,9 km avec une consigne que je me suis donnée exprès : piloter uniquement à l’allure, sans jamais regarder la fréquence cardiaque. Résultat : 16 splits d’une régularité de métronome — et un cœur qui a tranquillement traversé trois zones pendant ce temps-là. L’expérience valait le coup : elle chiffre l’« impôt chaleur », elle confirme que mes zones d’allure sont prudentes, et elle tranche la question du pilotage des sorties longues.

4 juillet 2026