Selfie avant la sortie : visière blanche Salomon, débardeur jaune fluo, signe V de la main, ciel voilé mais lumineux au-dessus du Gard.

Ma montre m'a engueulé deux fois

Impossible de courir ce matin, alors va pour le soir. Plan tranquillou en zones basses… sauf que la montre s’est mise à m’engueuler pour deux raisons contradictoires en même temps. Récit d’une sortie avortée qui s’est finie en test de FCmax — et un joli 195 à 55 ans.

5 août 2026
Deux panneaux : la FC dérive doucement du bas de zone 2 jusqu'au seuil pendant tout le corps de séance, puis explose à 195 sur la relance finale ; en dessous, l'allure GAP traîne autour de 7'30 avant le pic à moins de 5'00.

Trotter à 7'27, le cœur à 195

Une sortie brûlante de fin d’après-midi où le cœur a tapé au seuil pendant que je trottais. Deux choses à lire : le découplage FC/allure sous la chaleur, et une relance finale qui a poussé la montre à réviser ma FCmax à 195.

5 août 2026
Graphe de la séance : fréquence cardiaque et allure GAP en bandes de zones. Le bloc d'endurance dérive doucement, puis cinq pics rouges — les cinq relances — avant l'arrêt.

Cinq relances, pas dix

La plus grosse séance du cycle : une longue avec dix accélérations glissées sur la fin, sous 33 °C. J’en ai fait cinq, puis j’ai coupé — décision écrite avant de partir. La carte, les courbes et les zones montrent pourquoi c’était la bonne.

2 août 2026
Lever de soleil orangé sur une route de village du Gard, cyprès en silhouette et mur de pierres sèches, tôt le matin.

Couper au bon moment

La plus grosse séance du cycle : une longue de 17 km avec dix accélérations glissées sur la fin, sous 33 °C. J’en ai fait cinq, puis j’ai coupé. Pas par manque de tête — parce que la décision était écrite avant même de lacer mes chaussures.

2 août 2026
Lever de soleil rose et orangé sur une petite route de campagne bordée de champs secs, tôt le matin dans le Gard.

Debout avant la chaleur

Ma première vraie sortie longue posée à l’aube, pour fuir la chaleur : la leçon du 21 juillet, appliquée. 17 km pilotés à la fréquence cardiaque, racontés en données — carte, courbes et zones.

25 juillet 2026
Illustration en deux volets : à gauche un soleil ardent sur un paysage grillé à 43 °C, à droite le même chemin sous un ciel bleu et une nature verte à 21 °C

Ce que coûte de courir par temps très chaud

Deux footings identiques : même boucle de 7 km, même dénivelé, mêmes chaussures. Le premier au frais un matin de juin, le second par 34 à 43 °C au capteur. Une quasi-expérience contrôlée où seul le thermomètre a bougé — et la facture est chiffrable ligne par ligne : +31 s/km, +17 bpm, un coût cardiaque en hausse de 20 % et 100 calories fantômes.

6 juillet 2026
Graphique en deux panneaux : FC qui monte régulièrement de Z1 à Z4 avec la température POD culminant à 43 °C, et allure qui recule de 5'50 vers 7'30-8'00/km

L'expérience miroir : cap cardiaque par 43 °C, et c'est l'allure qui a plié

Hier, sortie longue pilotée à l’allure : 16 splits identiques, et un cœur qui traverse trois zones. Ce soir, footing piloté au cap cardiaque par 34 à 43 °C au capteur : l’expérience miroir. Résultat : des kilomètres qui s’égrènent de 5'52 à 8'06, une dérive de +19,5 % — et la preuve chiffrée qu’à allure strictement égale, la chaleur seule m’a coûté 16 battements par minute.

5 juillet 2026
Lever de soleil sur les vignes du Gard, herbes dorées au premier plan

Métronome contre thermomètre : 16 splits identiques, trois zones cardiaques

Sortie longue de 15,9 km avec une consigne que je me suis donnée exprès : piloter uniquement à l’allure, sans jamais regarder la fréquence cardiaque. Résultat : 16 splits d’une régularité de métronome — et un cœur qui a tranquillement traversé trois zones pendant ce temps-là. L’expérience valait le coup : elle chiffre l’« impôt chaleur », elle confirme que mes zones d’allure sont prudentes, et elle tranche la question du pilotage des sorties longues.

4 juillet 2026