
Voyants au vert
J-1. Un dernier petit tour pour réveiller les jambes : 3,7 km tranquilles et quatre lignes droites. Et au passage, un cœur qui dit que tout est en place.

J-1. Un dernier petit tour pour réveiller les jambes : 3,7 km tranquilles et quatre lignes droites. Et au passage, un cœur qui dit que tout est en place.

J-3. Dernière sortie avant Avignon : six kilomètres, dont deux à l’allure du jour J. Pas pour gagner quoi que ce soit, juste pour régler le curseur.

J-5. Quarante-trois minutes de course à 30 °C, dont deux minutes de vraie vitesse, découpées en six morceaux de vingt secondes. Pourquoi accélérer à cinq jours d’un marathon qu’on va courir lentement ?

J-7. Une heure trente-cinq en tenue complète du jour J, partie tard exprès pour aller chercher la chaleur — et avec, dans le réservoir, les beignets de la veille. Le matériel est validé, le plan aussi. La pâtisserie maison, on en reparle.

Douze kilomètres dont sept d’affilée à l’allure d’Avignon, neuf jours avant le départ. La séance qui devait dire si le plan A tenait debout après le coup de mou de début septembre. Il tient. Et le ciel s’est mis en frais.

Quatre fois trois minutes à allure marathon, onze jours avant Avignon. La montre demande le ressenti à l’arrivée, je réponds « léger ».

Un footing de sept kilomètres à la frontale, plafonné à 140 pulsations, pour répondre à une seule question : le corps a-t-il fini de réparer ce que neuf jours d’arrêt lui ont pris ? La réponse est oui.