La séance
Mardi, 18 h 17, 30 degrés au thermomètre de la montre. Au programme, la plus courte séance de la semaine : deux kilomètres d’échauffement, six accélérations de vingt secondes au ressenti, une minute quarante de trot entre chaque, puis deux kilomètres et demi de retour au calme.
| Réalisé | |
|---|---|
| Distance | 6,19 km en 43'22 |
| Accélérations | 6 × 20" entre 4'15 et 4'29/km |
| FC au sommet | 151 à 158 bpm |
| Retour au calme | FC stable 135-138 |

En bas, l’allure : six pointes nettes. En haut, le cœur : il réagit toujours avec un temps de retard.
Pourquoi accélérer à J-5 ?
Dimanche, je vais courir 42 kilomètres autour de 6'00 au kilomètre. Alors pourquoi aller chercher du 4'30 cinq jours avant ?
Parce qu’en fin de préparation, on réduit fortement le volume pour arriver reposé. Le risque, c’est que les jambes « s’endorment » : moins de course, moins de rythme, et on se retrouve le jour J avec une foulée lourde, paresseuse. Ces accélérations servent à garder le système nerveux en éveil — le câblage entre le cerveau et les muscles — sans rien coûter en fatigue. On rappelle au corps qu’il sait aller vite, et l’allure marathon paraît ensuite plus facile.
Vingt secondes, c’est la clé : sur un effort aussi bref, le muscle puise dans une petite réserve d’énergie immédiate qui se recharge en une ou deux minutes de trot. C’est de la vitesse, pas de la fatigue. D’où le repère « une allure qu’on pourrait tenir une minute, pas cinq ».
Ce que dit la courbe
Deux choses sautent aux yeux sur le graphe.
Le cœur est en retard. L’allure grimpe d’un coup, mais la FC atteint son sommet 26 à 35 secondes après le début de l’accélération — donc quand elle est déjà finie. Le cœur est un moteur à inertie : sur un effort de vingt secondes, il n’a pas le temps de suivre. C’est aussi pour ça que ces séances sont si peu fatigantes.
Il redescend vite. Une minute après chaque pic, le cœur a déjà perdu 14 à 23 battements. Et la dernière accélération a été la plus rapide des six, à 4'15. Pas de trace de fatigue.
Seul bémol, déjà connu : la chaleur. À 30 degrés, le trot du retour au calme coûte quelques battements de plus qu’au frais. Ça ne fait que confirmer ce que la répétition générale de dimanche avait montré.
La suite
Mercredi repos. Jeudi, dernière sortie : six kilomètres dont deux à allure marathon, pour régler le curseur une dernière fois. Et jeudi soir, on regarde la météo.
