Mardi, le test de forme avait tranché : mon seuil était sous-estimé depuis des semaines, et Coros l’a recalé de 5'37 à 5'13/km — la prédiction marathon a suivi, d’un flou « autour de 4h37 » à un chiffré 4:12:07. Le plan permet de projeter un objectif de temps librement choisi ; je n’ai pas tapé une valeur extrême, mais un chiffre qui me plaît et me semble désormais réaliste vu le recalage de mes vraies performances : 3h58. Simple à formuler. Beaucoup moins simple à faire remonter dans l’appli.
Pourquoi j’ai dû stopper et relancer
Un plan personnalisé Coros déjà en cours ne propose nulle part de bouton « changer l’objectif ». J’ai contacté le support technique pour savoir comment faire remonter mon nouveau chiffre. Leur réponse a été sans détour : il n’existe pas de modification en place. La seule manip possible, c’est de supprimer le plan en cours dans le calendrier, puis d’en générer un nouveau depuis la section « Plans d’entraînement » de l’appli, en saisissant le nouvel objectif. Le nouveau plan recalcule alors les séances à venir à partir du niveau actuel (la prédiction 4:12) et de la cible visée (3h58).
Autrement dit : ce n’était pas un choix de confort de ma part pour repartir sur une base « propre » — c’était la seule voie que Coros autorise pour changer d’objectif en cours de route. Nouveau Plan ID, démarrage mardi 7 juillet (lundi 6 reste un jour de transition, sans séance). Et cette manip toute bête m’a appris deux choses : une sur la charge qui m’attend, une autre — plus embêtante — sur ce qu’un « supprimer-relancer » peut discrètement emporter avec lui.
Ce que le nouveau plan projette pour S4 et S5
Premier réflexe en pareil cas : regarder la charge à venir avant de foncer. Le fichier de suivi donne cette photo :

La marche S3 → S4 est raisonnable : +8 % de charge, rien d’inhabituel pour un bloc qui monte en puissance. La marche S4 → S5, en revanche, dépasse mon seuil de vigilance perso (+10 % par semaine) : +14 %. Deux facteurs se cumulent la même semaine — une mi-longue de 11,28 km glissée en milieu de semaine (mercredi), en plus de la sortie longue du dimanche qui grimpe elle-même de 15 à 17 km. Je n’avais jamais eu deux sorties longues-ish la même semaine jusqu’ici.
Rien d’alarmant à ce stade — c’est une projection, pas un verdict — mais un point à surveiller de près pour mon mollet gauche mi-juillet. Si besoin, l’option de repli est simple : alléger la mi-longue du mercredi plutôt que rogner sur la sortie longue du dimanche, qui reste la séance reine de la semaine.

Ce que je retiens
Sur le fond, je garde un œil sur moi-même : 3h58 reste plus ambitieux que la prédiction brute de la montre (4:12:07), pour un premier marathon. Je le sais, et je l’assume — ce n’est pas une promesse de résultat, c’est un objectif d’entraînement. Le recalage du seuil rend ce chiffre réaliste, là où il ne l’était pas il y a deux semaines ; et s’entraîner avec une cible plaisante plutôt que défensive, ça donne aussi une raison d’encaisser les séances qui piquent. Je garde la porte ouverte pour ajuster si la réalité du terrain — mollet, chaleur d’Avignon fin septembre, sensations — dit autre chose d’ici le 27 septembre.
