Un petit passage à vide
Après les 28 km du 30 août et le footing du 1er septembre, le programme prévoyait un test de forme le jeudi 3. Il n’a pas eu lieu : un petit coup de moins bien, de ceux qui ne méritent pas de récit, m’a mis à l’arrêt. Neuf jours sans courir. À trois semaines de la course, ce n’est pas le scénario rêvé, mais c’est le bon choix : on ne teste pas un seuil, et on ne s’entraîne pas, sur un organisme qui a autre chose à faire.
Jeudi soir, on repart
Jeudi 10, 16 h 30, il fait encore chaud. Cinq kilomètres tranquilles, la montre au poignet mais une seule consigne : s’écouter. Les jambes sont lourdes et le cœur monte un peu plus vite que d’habitude, ce qui est normal après neuf jours sans rien faire, avec la chaleur en prime. Le dernier kilomètre, je l’ai marché. Sans regret : insister n’aurait rien apporté.
Et pourtant, le bilan est bon. Le moteur répond, la foulée est là, et surtout le plaisir est intact : le soleil sur les vignes, l’air chaud, l’envie de courir. C’est pour ça qu’il y a la photo.
La suite
Ce matin, les voyants sont revenus dans le vert et les jambes sont moins lourdes. Le plan des prochains jours est simple : quelques footings faciles pour vérifier que tout est en ordre, et si tout est propre, une dernière sortie longue un peu réduite. Avignon est dans seize jours, et un marathon se court bien plus avec ce qu’on a construit en trois mois qu’avec ce qu’on ajoute dans les deux dernières semaines. Le travail est fait. Il reste à arriver frais.
