Dans une semaine pile, à cette heure-ci, je serai quelque part sur le parcours du marathon d’Avignon. Ce matin, c’était donc la répétition générale : une heure trente-cinq dans la tenue exacte du jour J, gilet, flasques, ceinture cardio, chaussures, chaussettes — tout le bazar, comme promis vendredi.

Seule entorse au protocole : le dîner de la veille. Hier soir, un ami avait fait des beignets. Des vrais, maison. Aucun plan d’entraînement sérieux ne prévoit ça à J-8, et je n’ai opposé aucune résistance. Cette sortie s’appellera donc officiellement la répétition générale post beignets — une amie se reconnaîtra dans le clin d’œil.

Sortie longue dimanche 20 septembre 2026 · 9h44 · 28 °C · Coros Pace 3
14,19km
6:43min/km
1:35:24durée
139FC moy
51D+ m
156charge
Survole la carte ou glisse sur les courbes
allure
fréquence cardiaque

temps en zones FC · Coros

Récup 14 % · Aérobic End. 72 % · Aérobic Puiss. 10 % · Seuil 4 %

Détail des 4 phases de la séance
kmtempsallureFCD+
115:006:351226 m
263:006:4314026 m
312:246:121556 m
4 (0,53 km)5:009:2714413 m

Partir tard, exprès

D’habitude je cours à l’aube, à la fraîche. Ce matin, départ à 9 h 44, et c’était voulu : le 27, je ne finirai pas avant midi passé, et je voulais savoir ce que ça donne quand le soleil s’en mêle. Je n’ai pas été déçu : 28 °C en moyenne, jusqu’à 31 sur la dernière demi-heure.

Le programme était simple. Un quart d’heure pour se mettre en route, une grosse heure tranquille sans jamais laisser le cœur s’emballer, puis deux kilomètres à l’allure prévue pour Avignon, histoire de la sentir sur des jambes qui ont déjà du chemin. Et cinq minutes pour redescendre.

Ce que la chaleur m’a appris

L’heure tranquille s’est passée comme prévu, à ceci près que pour garder le cœur sage, il a fallu ralentir au fil des minutes. C’est ça, la chaleur : à effort égal, on avance moins vite. Rien de grave, il suffit de l’accepter.

Les deux kilomètres à 6'00 ont été plus parlants. Le premier est passé tout seul. Sur le second, la montre a sonné : cœur trop haut, on lève le pied. J’ai obéi. Les jambes, elles, auraient volontiers continué — ce sont elles qui ont digéré les beignets, manifestement. C’est le thermomètre qui commandait, pas la forme.

La leçon pour dimanche prochain tient en une phrase : c’est le cœur qui décidera de l’allure, pas le chrono. S’il fait frais, le plan A déroule. Si le soleil tape, je ralentis sans discuter et sans état d’âme. Le verdict météo tombera jeudi soir.

La check-list est close

L’autre bonne nouvelle du jour : tout le matériel est validé. Chaussures, chaussettes, gilet, ceinture — rien qui frotte, rien qui gêne, plus rien à tester. D’ici dimanche, il ne reste que du repos, deux ou trois petites sorties pour garder les jambes vives, et des assiettes de pâtes.

Quant aux beignets, l’expérience est concluante mais ne sera pas reconduite samedi soir. Quoique.

Sept jours.

Comme toujours, la trace est tronquée de quelques centaines de mètres au départ et à l’arrivée ; les statistiques, elles, portent sur la totalité de la sortie.