La reprise du travail a un effet secondaire sur lequel je ne m’étais pas attardé : la course repasse avant la journée, plus après. Fini les départs à 7 h ou 8 h avec le soleil déjà levé — ce matin, réveil et chaussures à 5 h 50, sous le lampadaire, dans le noir complet. Le jour ne se lèvera qu’une bonne demi-heure plus tard, et je serai rentré avant.

Six kilomètres et demi tranquilles avec six accélérations au bout, à 19 °C — la fraîcheur, elle, est un vrai cadeau après le mois d’août que je viens de courir.

Footing mardi 25 août 2026 · 5h50 · 19 °C · Coros Pace 3
6,50km
6:25min/km
41:43durée
132FC moy
41D+ m
56charge
Survole la carte ou glisse sur les courbes
allure
fréquence cardiaque

temps en zones FC · Coros

Récup 54 % · Aérobic End. 46 %

Détail des 15 segments de la séance
kmtempsallureFCD+
1 (0,80 km)5:006:161194 m
225:436:2613022 m
3 (0,06 km)0:205:141392 m
4 (0,15 km)1:006:281461 m
5 (0,07 km)0:204:591410 m
6 (0,15 km)1:006:531440 m
7 (0,06 km)0:205:141442 m
8 (0,14 km)1:007:221473 m
9 (0,06 km)0:205:211401 m
10 (0,13 km)1:007:291462 m
11 (0,06 km)0:205:131401 m
12 (0,14 km)1:006:571441 m
13 (0,07 km)0:204:471370 m
14 (0,15 km)1:006:391330 m
15 (0,45 km)3:016:451352 m

Ce que contenait la séance : cinq minutes d’échauffement, puis un bloc facile de 4 000 mètres pile, six fois vingt secondes d’accélération avec une minute de trot entre chaque, et le retour au calme.

La leçon du jour : sur 20 secondes, le cardio ne mesure rien

Compare deux segments qui se suivent : l’accélération n°1, courue à 5'14, affiche 139 bpm de FC moyenne — la récupération qui suit, trottinée à 6'28, en affiche 146. Je cours une minute au kilomètre plus vite, et le cœur est plus bas. C’est vrai sur cinq des six répétitions.

Explication : le cœur met vingt à trente secondes à monter au régime. Sur une accélération de vingt secondes, l’effort est fini avant qu’il ait répondu — le pic tombe donc pendant le trot qui suit.

Donc : sous une minute d’effort, la fréquence cardiaque ne mesure rien. Ce qui mesure, c’est l’allure et la cadence.

Le reste, en trois lignes

Zones. 53,7 % en récupération, 45,8 % en endurance aérobie, 0,5 % au-dessus (13 secondes, les pointes des accélérations). FC moyenne 132 = exactement le plancher de la zone 2. C’est un footing de récupération très doux, ce qu’il devait être à deux jours de la sortie longue de 23 km.

Régularité. Sur le bloc facile, l’allure corrigée de la pente donne 6'22 / 6'21 / 6'21 par tiers — identique au dixième de seconde, sans y penser. La dérive cardiaque correspondante reste faible (+3,5 % de découplage, +0,35 bpm/min). La discipline d’allure sur ce format est acquise ; c’était loin d’être le cas en juin.

Le petit bémol. Sur les dix dernières secondes de chaque accélération — vitesse établie, hors mise en action — la pointe est bien là : 4'46 à 5'22 au kilomètre, 187 à 192 spm. C’est la mise en action qui est plus poussive qu’au 8 août. Rien d’alarmant à J+2 de 23 km : la puissance de démarrage est simplement le premier paramètre à s’émousser quand les jambes sont chargées. À revoir sur jambes fraîches.

Fréquence cardiaque et allure corrigée de la pente, avec les bandes de zones Coros ; l’échauffement et le retour au calme sont grisés, les six accélérations surlignées en rouge.

Et la récompense

Rentré à 6 h 32, encore dans le bleu. Vingt minutes plus tard, le ciel a fait ça :

Lever de soleil orange sur la plaine, le mont Ventoux se détachant en silhouette bleue à l’horizon.

Partir dans le noir a ses avantages.

Comme toujours, la trace est tronquée de quelques centaines de mètres au départ et à l’arrivée ; les statistiques, elles, portent sur la totalité de la sortie.