Troisième jour de course d’affilée, et de loin le plus tranquille : six kilomètres et demi de footing de décharge, à la fraîche, cœur tenu en laisse. Rien à prouver — juste faire tourner les jambes pour digérer le fractionné d’hier, avant le repos de demain et la sortie longue de 23 km qui arrive samedi. La séance qui ne raconte rien, et c’est exactement ce qu’on lui demande.
temps en zones FC · Coros
Récup 14 % · Aérobic End. 85 %
Détail des 3 kilomètres
| km | temps | allure | FC | D+ |
|---|---|---|---|---|
| 1 (0,88 km) | 5:00 | 5:39 | 118 | 0 m |
| 2 | 29:10 | 5:50 | 144 | 4 m |
| 3 (0,66 km) | 5:00 | 7:35 | 139 | 7 m |
Le graphe dit tout d’une séance calme : 85 % du temps en zone 2, jamais au-dessus de 152 — soit tout juste le bas de la zone 3, sur une bosse. L’allure, elle, s’effiloche sur la fin (de 5'40 à près de 6'40), mais c’est moi qui lève le pied en rentrant, pas le cœur qui décroche : à FC quasi stable, cette allure qui flotte est le comportement normal d’un footing piloté à la sensation, pas un signal de fatigue.
Un mot de coulisses, parce qu’il change la lecture des couleurs : mes zones cardiaques viennent d’être recalées. Je traînais depuis quinze jours un seuil surévalué de cinq à six battements — une erreur de lecture de mon dernier test, pas un vrai changement. Résultat, les bandes de ce graphe sont enfin sur la bonne échelle, et le cœur se range là où il doit. J’y reviendrai plus longuement : c’est une jolie leçon sur la différence entre mesurer et lire une donnée.
Petite note habituelle : la trace est volontairement tronquée de quelques centaines de mètres au départ et à l’arrivée. Les statistiques, elles, portent sur la totalité de la séance.
