Ce matin, je me suis donné un petit jeu. Monter vite le cœur à 140, puis le tenir dans la fourchette 140-145 — le milieu de ma zone 2 — jusqu’au bout. Rien d’héroïque, juste un exercice de discipline : au lieu de piloter à l’allure, je pilote au plafond de FC et je regarde ce qui se passe.
Le contexte n’aide pas : petite nuit, jambes encore lourdes de la grosse sortie de samedi, et 26 °C bien lourds sous un ciel voilé. Autant dire que la montre allait me dire des choses.
temps en zones FC · Coros
Récup 8 % · Aérobic End. 84 % · Aérobic Puiss. 8 %
Détail des 3 kilomètres
| km | temps | allure | FC | D+ |
|---|---|---|---|---|
| 1 (0,81 km) | 5:00 | 6:09 | 121 | 3 m |
| 2 | 46:09 | 6:36 | 144 | 38 m |
| 3 (0,03 km) | 0:13 | – | 141 | 0 m |
Ce que je retiens, c’est la mécanique du truc. Pour garder le cœur sous 145, j’ai dû lâcher 37 s au kilomètre entre le début et la fin : parti autour de 6:17/km, terminé à près de 6:54/km, pour la même FC. Le cœur ne monte pas parce que j’accélère — il monte tout seul avec la chaleur et la fatigue, et c’est l’allure qui paie la facture.
C’est exactement la leçon que je veux avoir dans les jambes pour Avignon : quand il fait chaud, tenir la FC, c’est accepter de ralentir, pas l’inverse. Sur le fond, l’objectif est tenu — 84 % du temps en zone 2, jamais sorti de l’aérobie. Sur la lettre, mon plafond a un peu fui vers le haut en deuxième moitié, mais une fenêtre de 5 battements, c’est étroit pour une montre qui échantillonne à la seconde.
Petite note : la trace est volontairement tronquée de quelques centaines de mètres au départ et à l’arrivée. Les statistiques, elles, portent sur la totalité de la séance.
